Réflexions sur la crise politique de Moldavie

Gilles Ribardière
Gilles Ribardière

L’observateur externe a du mal à comprendre la logique de la crise politique ouverte depuis peu. Elle va à l’encontre des intérêts du pays et est en porte-à-faux avec les satisfecits que donnent les diplomates européens en visite dans la capitale.

C’est par exemple le cas du Ministre des Affaires Etrangères de Pologne, Radoslaw Sikorski, qui lors de son passage les 18 et 19 février 2013 a pu déclarer qu’ « on devait considérer la République de Moldavie comme étant l’Etat le plus prometteur dans processus de Partenariat Oriental ». Il ajoutait avoir confiance dans les résultats du sommet de Vilnius pour approuver officiellement cette approche partenariale entre la Moldavie et l’Union Européenne.

En tout cas, il est heureux que ce jour (27 février 2013), le Président de la République, Nicolae Timofti, par un communiqué en appelle à la sagesse des trois leaders, à leur responsabilité, en invitant à la reconstruction de l’Alliance, à la fin des accusations réciproques, à un remaniement du gouvernement en désignant des personnes compétentes et intègres. Selon lui, de nouvelles élections ne seraient pas une solution satisfaisante. Il « exhorte » les dirigeants politiques à se mettre autour de la table de négociations. Il insiste sur le fait que le pays a besoin de stabilité et de paix.

Espérons qu’il soit entendu.

Article de Gilles Ribardière