Proryv, le mouvement de jeunesse pro-transnistrien

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Le mouvement de jeunesse « Proryv » est l’un des soutiens du régime de Tiraspol. Les membres portent un T-Shirt noir avec le nom « Proryv ». Ce n’est pas une ONG au sens classique du terme, puisque cette association entretient des liens étroits avec le pouvoir en place.

Un mouvement pour contrer les « révolutions de couleur »…

La « révolution orange »
La « révolution orange »

En fait, cette association fait partie des nouvelles « technologies politiques » que les conseillers du Kremlin encouragent, suite aux révolutions serbe (2000), géorgienne (2003), ukrainienne (2004) et kirghize (2005).

En effet, ces révolutions dites « de couleur » avaient pour moteur des ONG et mouvements de jeunes, se proclamant en faveur de la démocratie. Les conseillers ont donc tiré pour conséquence de ces révolutions la nécessité de disposer de ses propres mouvements de jeunesse, à l’instar de groupes financés partiellement par les Etats-Unis comme Pora en Ukraine ou Otpor en Serbie.

Ainsi, c’est au début de 2005 que le mouvement est officiellement créé, par des forces radicales de Transnistrie, à l’exemple de Dmitry Soni, un officier du ministère transnistrien de la sécurité d’Etat, suspecté de meurtre par la police moldave.



Des actions de protestation

Le mouvement proryv s’est notamment manifesté pour dénoncer ce qu’il a appelé le « blocus de la Transnistrie » au mois d’avril 2006. Le 18 avril, ils sont prêts de 1000 personnes à se rassembler, tenant des drapeaux de la Russie, de la Transnistrie, du mouvement Proryv et du lycée « Che Guevara » de Tiraspol, le plus prisé par les autorités politiques.

Le mouvement s’était déjà manifesté contre les bureaux de l’OSCE en novembre 2005 pour ses actes de hooliganismes. En effet, le mouvement critiquait le fait que l’OSCE n’envoie pas d’observateurs lors des élections du mois suivant. Proryv est assez proche des partis nationalistes de Russie, à l’exemple du parti libéral-démocrate de Vladimir Jirinovski.

Par ailleurs, certains signes montrent que le Kremlin soutient cette stratégie. La visite de 2005 en Transnistrie de Modest Kolerov, chef de la Direction pour des rapports interrégionaux et culturels avec l’étranger à l’Administration du Président de la Fédération de Russie, en est un exemple. Il a rencontré plusieurs jeunes de l’organisation à l’occasion de cette visite.