Olympiade de Français 2011

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Article par Cristina Burlacu

Cristina Burlacu
Cristina Burlacu

Cette année ; j’ai participé à l’Olympiade Nationale à la langue française pour la dernière fois. J’ai lutté 4 années pour ce concours qui a prouvé mes capacités concernant la maîtrise de la langue française. Et j’ai obtenu la 3-ième place. Je ne peux pas me vanter, car ce n’est pas le résultat que j’ai espéré. Cependant grâce à la 3-ième place, je ne passerai pas mon examen de baccalauréat dans cette discipline car j’ai reçu la note maximale automatiquement.

Cette année, les classes bilingues et les classes ordinaires ont été placées dans la même catégorie. J’ai été vraiment révoltée, car les participants qui font leurs études dans des classes bilingues étaient appréciés selon d’autres critères les années précédentes.

A la fin de l’Olympiade, j’ai pris une petite interview de monsieur Ion Gutu, président de la Commission de Vérification des Épreuves à l’Olympiade des Langues Étrangères 2011.

-  Dites-nous, s’il vous plaît, quel est votre opinion concernant le niveau de préparation des élèves pour l’Olympiade de cette année ?

-  Les classes supérieures ont été spécialement remarquables. Les élèves ont libéré leur fantaisie et ont écrit des textes très réussis. Moi et mes collègues, nous avons ressenti un grand plaisir pendant le processus de correction des épreuves, car chacune est examinée par plusieurs spécialistes de domaines différents pour pouvoir bien apprécier la capacité d’exprimer les pensées, la clarté du message, le lexique, la grammaire. Ainsi, on a pu constater que la concurrence est plus forte parmi les élèves de 11-ième et 12-ième classes.

  • Plusieurs voix se déclarent mécontentes à cause de la fusion des catégories Classes bilingues et Classes simples. Quand et pourquoi on a pris cette décision ?
  • L’idée est que ce n’est pas un examen. C’est un concours qui impose des conditions égales et le meilleur doit gagner en dépit de la différence de préparation pour ce concours. Alors, on ne doit pas séparer les classes simples et les classes bilingues. Toutefois, je veux mentionner qu’on n’a pas vu une différence très visible entre les classes bilingues et les classes simples. Les niveaux de préparation sont très, très proches. Ainsi, on ne doit pas considérer que les élèves qui font leurs études dans des classes bilingues ont été favorisés. Par ailleurs, cela peut être un stimulant pour que les autres élèves prennent leur option pour les classes bilingues.
  • Quel est le plus grand atout pour les lauréats du concours qui ont reçu la première, la deuxième et la troisième place ? Ont-ils des privilèges quand ils choisissent une faculté ? Quelle est la valeur des diplômes ?
  • Ceux qui ont obtenu ces diplômes sont dispensés de l’examen de baccalauréat dans la discipline du concours et c’est mentionné dans les CV quand les candidats déposent leurs dossiers. Bien sûr que ces diplômes sont appréciés, car ils montrent la qualité de la préparation dans la discipline. Ensuite, les titulaires de ces diplômes doivent montrer qu’ils les ont vraiment mérités.
  • Quelles sont vos suggestions aux élèves qui aspirent à un tel diplôme ?
  • Ce qu’on a proposé à cette Olympiade, c’est un sujet de créativité qui a mis tous les participants dans les mêmes conditions. Ce sujet a incité les élèves à penser, réfléchir, méditer. Mais il fallait qu’ils prouvent aussi leurs connaissances en grammaire, en vocabulaire.

Pour ça, je pense qu’un élève ne doit pas se limiter au travail qu’il fait en classe. Ce n’est pas suffisant. Il faut qu’il travaille en plus ; en ce qui concerne la langue française, il existe un tas de structures francophones qui offrent la chance de progresser : l’Alliance Française, l’Agence Universitaire de la Francophonie, les écoles d’été, les concours organisés par l’Alliance Française, l’Organisation Internationale de la Francophonie et autres. Il est nécessaire que l’élève soit motivé et qu’il participe aussi à d’autres activités s’il veut obtenir du succès au niveau national.

Travailler personnellement - c’est une clef vers la réussite !