Les « présidentielles » en Transnistrie : revue de presse

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Transnistrie : L’annonce des résultats de la présidentielle reportée

L’annonce des résultats de l’élection présidentielle dans la région sécessionniste moldave de Transnistrie a été reportée à mercredi en raison de plaintes déposées par des électeurs et des candidats, a indiqué ce lundi la commission centrale électorale.

Les résultats devaient initialement être annoncés ce lundi à 8h GMT.
Pas reconnue par la communauté internationale

« Nous avons reçu de nombreuses plaintes d’électeurs et de candidats », a déclaré le président de la commission électorale Piotr Denisenko, à Reuters.
Selon un sondage réalisé dimanche à la sortie des urnes par l’agence Vektor, le président sortant Igor Smirnov, au pouvoir depuis 1991, obtiendrait un peu plus de 47% des voix.

Le candidat soutenu par Moscou, Anatoli Kaminski, et l’ancien président du Parlement, Evguéni Chevtchouk, affirment tous les deux avoir obtenu plus de voix que Smirnov. Etroite bande de territoire entre le Dniestr et l’Ukraine, la Transnistrie, qui n’est pas reconnue par la communauté internationale, est l’un des derniers « conflits gelés » de l’ère post-soviétique en Europe.

Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/840772/transnistrie-annonce-resultats-presidentielle-reportee

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Présidentielles en Transnistrie : Igor Smirnov éliminé dès le premier tour

C’est une petite révolution. Igor Smirnov, qui achevait son quatrième mandat à la tête de la Transnistrie, entité sécessionniste de Moldavie, est éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle. Un « outsider », l’Ukrainien Evgueni Chevtchouk, fait figure de favori pour le second tour, face à Anatol Kaminski, qui jouissait pourtant du soutien ouvert du Kremlin.

Le taux de participation à l’élection présidentielle de dimanche s’élève à 54% des inscrits, alors qu’il fallait un taux d’au moins 50% pour que le scrutin soit validé.

Selon les résultats communiqués en fin de nuit, portant sur 95% des bulletins dépouillés, la défaite du sortant Igor Smirnov est confirmée. Le second tour, dans deux semaines, opposera le favori Anatol Kaminski, actuel président du Soviet suprême (parlement), et favori de la Russie, à un « outsider », Evgueni Chevtchouk.

Ce dernier crée la surprise en arrivant en tête, avec 39% des suffrages - loin devant Anatol Kaminski (27%). Les deux hommes sont membres du même parti du Renouveau, mais les origines ukrainiennes d’Evgueni Chevtchouk auraient pu jouer en sa faveur, alors que les Ukrainiens forment la seconde communauté nationale de la République sécessionniste, coincée entre Moldavie et Ukraine, et dont l’ukrainien est l’une des trois langues officielles, avec le russe et le « moldave » (roumain écrit en alphabet cyrillique).

À l’inverse, il ne semble pas que le soutien ouvert du Kremlin ait profité à Anatol Kaminski, ce qui représente une autre révolution, dans un « pays » économiquement en politiquement dépendant de Moscou.

Source :http://balkans.courriers.info/article18841.html

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Moldavie : le premier scrutin « ouvert » de l’histoire de la Transnistrie ?

Depuis deux décennies, les élections ont toujours été de simples formalités dans la « République moldave de Transnistrie », une entité sécessionniste qui a proclamé son indépendance voici 21 ans. Pour la première fois, Moscou joue contre l’homme fort de Tiraspol, Igor Smirnov, distancé dans les sondages par le nouveau protégé du Kremlin, Anatol Kaminski, actuel président du Soviet Suprême.

Par Jean-Arnault Dérens

Il y a pléthore de candidats pour les élections présidentielles de ce 11 décembre : pas moins de six prétendants sont sur la ligne de départ, du jamais vu en République moldave de Transnistrie.

Selon les sondages, le président sortant, Igor Smirnov, n’arriverait qu’en deuxième position derrière l’actuel président du Soviet suprême, le Parlement de la République. Anatol Kaminski jouit en effet du soutien ouvert de Moscou.
Il semble même que la Russie a tout fait pour essayer de convaincre Igor Smirnov de passer la main - et même pour l’empêcher de se présenter une nouvelle fois. L’idée serait de changer « l’image de marque » de la république sécessionniste. De ce point de vue, comme le note Cristian Ghinea dans Romania Libera, l’opération est « gagnant-gagnant » : l’élection d’une figure nouvelle, plus moderne, ne peut être qu’un atout pour la Transnistrie, mais si Igor Smirnov l’emporte malgré tout, il sera facile d’en tirer des conclusions tout à l’avantage de la « démocratie transnistrienne », indépendante des pressions de Moscou…

En réalité, de toute manière, bien peu de choses devraient changer : Igor Smirnov comme Anatol Kaminski sont des partisans résolus de l’indépendance de la Transnistrie, entité qui demeure totalement dépendante de l’aide financière et du soutien politique de la Russie.

Alors que les « négociations 5+2 » (Moldavie, Transnistrie, UE, Russie, Etats-Unis, Ukraine et OSCE) avaient été suspendues depuis 2006, cette dernière année, les pressions européennes - et surtout allemandes - ont amené une timide relance du processus, avec une reprise des discussions le 20 novembre dernier à Vilnius.

C’est dans ce contexte que l’élection présidentielle du 11 décembre prend une importance particulière, mais elle survient aussi dans un contexte parfaitement imprévu : les manifestations anti-Poutine qui prennent de l’ampleur en Russie ne vont-elles pas, paradoxalement, conforter Igor Smirnov, plus attaché que jamais à jouer la carte de « l’indépendance » transnistrienne ?

Source : http://balkans.courriers.info/article18834.html

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La Trandsniestrie entre présidentielle et questions sur son avenir

La Transdniestrie, région de Moldavie comptant un demi-million d’habitants et qui s’est autoproclamée indépendante il y a vingt ans, a voté dimanche pour élire son nouveau président.

Le sortant Igor Smirnov brigue un 5e mandat. Il espère mener à bien les négociations en cours avec la communauté internationale, sous l‘égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), pour régler le statut d’un territoire qu’aucun Etat au monde n’a jamais reconnu comme indépendant.

“Nous observons chez les Européens une compréhension de plus en plus grande de notre position”, estime Igor Smirnov, qui se présente comme le meilleur garant de la souveraineté nationale mais aussi d’une réelle proximité avec la Russie.

C’est pourtant son principal concurrent, Anatoly Kaminsky, que la Russie soutient. Car elle le considère comme plus fiable… et sûrement aussi comme plus malléable. En effet, la Transdniestrie est un point de passage du gaz russe. C’est donc un territoire stratégique. C’est aussi une zone qualifiée de “trou noir” en raison du trafic de drogue et d’armes qui s’y pratique.
Une motivation majeure de la communauté internationale pour tenter de la stabiliser.

Source : http://fr.euronews.net/2011/12/11/la-trandsniestrie-entre-presidentielle-et-questions-sur-son-avenir/

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Présidentielle en Transdniestrie : donné perdant, Smirnov crie à l’irrégularité

Les résultats de la présidentielle en Transdniestrie ne devraient pas être connus avant mercredi. La commission électorale a en effet annoncé qu’elle s’accordait un délai de 2 jours avant de se prononcer sur la validité du scrutin.
Mais cela n’a pas empêché les 2 favoris de proclamer leur victoire. Yevgeny Shevchuk, un avocat de 43 ans, est l’un d’eux. Il explique à euronews qu’il entend “mener une politique plus claire vis-à-vis de la Russie, de l’Ukraine et de l’Union européenne pour trouver une solution à tous les problèmes accumulés en 21 ans.”

Six candidats étaients en lice pour diriger ce territoire situé à l’est de la Moldavie, et dans lequel vivent 1 demi million de personnes, la plupart à Tiraspol qui fait figure de capitale.

Igor Smirnov, candidat à sa succession pour la 5e fois, a demandé l’annulation de la présidentielle, invoquant des nombreuses violations, même si les observateurs étrangers présents sur place ne semblent dénoncer aucune irrégularité.

“Il y a comme un air de changement de régime, souligne Sergio Cantone, notre envoyé spécial dans la région. La perspective d’un départ définitif du président Smirnov semble se dessiner après près de 20 ans passés à la tête du pays. Un changement qui pourrait accélérer le règlement du vieux conflit qui oppose la Moldavie et la Transnistrie. Selon l’actuel président, ce changement pourrait avoir été orchestré par la communauté internationale elle-même.”

Source :http://fr.euronews.net/2011/12/12/presidentielle-en-transdniestrie-donne-perdant-smirnov-crie-a-l-irregularite/