Le scrutin du 28 novembre et les attentes des jeunes étudiants

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Autour de 14 000 lycéens et étudiants moldaves étudient en Roumanie. Bien qu’éloignés de leur patrie, ils sont nombreux à souhaiter lui marquer leur attachement en s’intéressant activement à ce qui s’y passe dans le domaine politique. En témoigne - ce texte de Dina Cepeliuc qui traduit son espoir dans le scrutin auquel elle participera avec d’autres tout en exprimant ses doutes. Elle ne cache pas que certains puissent même être sans illusion. Mais de son côté elle entend délivrer un message d’espoir.

Article par Dina Cepeliuc

Dina Cepeliuc
Dina Cepeliuc

Le Référendum du 5 septembre est déjà loin. Un autre événement important est prévu prochainement : ce sont les élections législatives anticipées du 28 novembre. L’implication des jeunes dans cette campagne est nécessaire. Chaque vote est important et c’est seulement ensemble que nous pourrons être une force prête à gagner pour construire un bel avenir.

Pour mobiliser les gens en vue de se déplacer pour voter s’organisent diverses campagnes : il faut exhorter les gens à participer au processus de vote. « Le 28 Novembre 2010, tous vont voter pour soutenir le développement de la Moldavie pro-européenne », tel est le message de la vaste campagne de communication sur Internet « Se rendre aux urnes le 28 novembre », qui a été récemment lancée sur les réseaux sociaux les plus populaires en Moldavie - Odnoklassniki.ru, Twitter.com, Facebook.com. L’un des objectifs est de mobiliser les personnes actives sur ces réseaux afin qu’elles aillent convaincre leurs collègues, amis et parents de voter.

En Roumanie, plus précisément à Suceava, là où je suis étudiante, environ 314 jeunes moldaves font leurs études. Le 28 novembre nous irons à Iasi pour exercer notre droit de vote. Dans ce pays, ce sont huit bureaux de vote qui seront ouverts pour que les citoyens moldaves soient en mesure de voter : deux à Bucarest, et un dans les villes de Iasi, Galati, Timisoara, Brasov, Cluj, et Constanta.

Sur notre site Web qui est administré par les étudiants moldaves de Suceava (www.sprevest.ro) nous incitons les gens à se rendre aux urnes en diffusant des logos, des messages, des articles.

Pouvons nous deviner ou non ce qu’attendent les citoyens de Moldavie, quelles sont les attentes de cette élection ? Telle est la question que j’ai demandée à mes collègues de Suceava. Oxana dit qu’elle veut participer aux élections parce qu’elle veut vivre dans un pays plus libre. Après 2009, lorsque le régime a changé, elle a commencé à sentir des changements en mieux. Et elle veut que ces changements continuent. Mariana m’a dit « comme toute personne raisonnable, je n’attends rien de ces élections du 28 novembre parce que notre pays souffre d’une profonde crise et qu’il ne pourra en sortir qu’après le changement des élites politiques actuelles. Donc pour le moment, rien de nouveau sous le soleil » ! Mircea attend des élections la poursuite des bonnes choses qui ont commencé suite aux événements moins agréables du 7 avril. Il veut attendre des Moldaves des idées moins conservatrices et une plus grande ouverture vers l’Occident.

J’aimerais être optimiste ; nous voulons tous avoir une vie décente dans notre maison, sur nos lieux de travail, avoir la certitude qu’un avenir prospère nous attend. Il me reste à espérer et croire en un meilleur futur. J’espère que le résultat du référendum aura été une leçon pour les membres de AIE (Alliance pour l’Intégration Européenne). Ils ont une mission que les citoyens de Moldavie leur ont confiée.

Cependant nous ne pouvons pas échapper à la réalité. Au final, le tableau de notre pays sera peint soit dans les couleurs du bonheur, soit dans les couleurs de la douleur. Le peuple doit participer au vote du 28 novembre, ne pas être indifférent et négligent car c’est lui qui va décider de notre avenir, de l’avenir de nos enfants, de l’avenir du pays. Nous ne pouvons pas démissionner, ni baisser les bras. Nous devons tout faire pour que notre pays bien-aimé, ce morceau de terre où nous sommes nés ne reste pas embourbé. Nous pouvons tout changer. Peut-être suis-je trop idéaliste, peut-être trop naïve, mais je veux de tout mon cœur atteindre des jours meilleurs.

Le 17 novembre 2010