Le gouvernement Filat. Craintes et Espoirs.

0 vote
Cristina Burlacu
Cristina Burlacu

Article par Cristina Burlacu, lycéenne

Le 14 janvier 2011, le Parlement moldave a approuvé la structure du nouveau gouvernement, présidé par Vlad Filat, et le nouveau programme d’activités. Les députés communistes n’ont pas pris part au vote. Le cabinet est composé de 7 nouveaux ministres et de 11 ministres qui ont travaillé dans le gouvernement antérieur.

Quelle est la situation ? Le peuple aspire à une autre vie, à des changements positifs, à la croissance, et aux réformes qui vont transformer la Moldavie en un pays où on peut travailler et entretenir la famille sans quitter le pays, les proches, les enfants.

Personnellement, je suis d’accord avec le nouveau programme d’activités du gouvernement, qui est en continuité avec le précédent, qui met l’accent sur la nécessité de réformer la justice, de combattre contre la pauvreté, qui est pour l’intégration européenne et le maintien d’une politique internationale équilibrée avec les voisins de la Moldavie (la Russie et l’Ukraine). Aussi j’espère que la réforme constitutionnelle profonde, les réformes économiques, sociales et politiques, adaptées aux exigences européennes vont être les buts principaux, car la population rêve de se rendre en Europe légalement et aussi devenir membre de l’Union Européenne. C’est la garantie d’un futur fleurissant.
Le peuple espère que le nouveau gouvernement va travailler efficacement, va tenir ses promesses concernant le programme d’activités.

Tous les députés parlent de valeurs et de principes libéraux et démocratiques. Mais je m’interroge : les ministres et le premier ministre Vlad Filat, pourront-ils collaborer et travailler assidûment et efficacement en dépit de la diversité des partis qui ont des idéologies et des doctrines les uns de centre-gauche, les autres de droite. Or, en 2009-2010 les divergences au sein de l’Alliance pour l’Intégration Européenne ont créé des problèmes sérieux qui ont affaibli cette Alliance et c’est peut-être pour cela que le référendum organisé le 5 septembre a subi un échec.

Mais malgré tout je préfère être optimiste et croire que le gouvernement va travailler de manière à assurer le bien-être du peuple. C’est son devoir de promouvoir une politique libérale, démocratique et transparente. Il faut que les intérêts nationaux soient supérieurs aux intérêts personnels.

A l’heure actuelle, on voit une situation équilibrée, mais qui sait si on réussit à élire le Président de la République, car les 59 voix de l’Alliance pour l’Intégration Européenne ne sont pas suffisantes. Et, de nouveau on peut être confronté à la même crise politique : dans un an il y aurait de nouvelles élections ! C’est un piège potentiel qui va interrompre le processus de croissance économique si indispensable à la Moldavie. Mais je pense que c’est théorique, car peut-être des députés communistes vont céder et offrir leurs votes.

Je pense qu’un aspect très important de l’économie moldave est la stabilité politique pour que la Moldavie puisse recevoir les crédits étrangers tant nécessaires pour l’économie moldave.

Elire le président, c’est obtenir cette stabilité politique. Alors, l’enjeu principal de l’Alliance pour l’Intégration Européenne est d’obtenir ces deux votes supplémentaires nécessaires qui vont mettre fin à la crise politique commencée en 2009. Je pense que la diplomatie va jouer son rôle. Les compromis sont nécessaires, mais il faut qu’ils permettent de sortir de la situation actuelle créée par les élections. Le dialogue constructif entre le gouvernement et l’opposition communiste est indispensable, sinon on va plonger dans les mêmes abîmes de l’instabilité politique.

Un autre défi pour le nouveau gouvernement c’est la réforme du système éducatif moldave, qui est la force motrice du pays, mais c’est là un autre sujet qui doit être traité objectivement.

On peut parler de l’avenir de la Moldavie, mais pour réaliser le programme proposé par le nouveau gouvernement il faut détruire les racines et les fruits de la corruption qui est entré dans le système.

Une autre action, c’est la démocratisation totale de ce pays qui ne comprend pas encore l’idée et le contenu profond de cette notion.

Oui, je me prononce pour le nouveau gouvernement et pour Vlad Filat comme premier ministre, puisqu’il a montré à tous sa capacité à bien accomplir sa tâche, malgré la situation créée par les jeux politiques, les inondations de cet été qui ont lourdement affecté l’économie.

Toutefois, je m’inquiète pour le futur à la veille des élections locales de 2011. En effet, la concurrence va dominer les partis du gouvernement. Alors, quel sera le climat au sein du cabinet ministériel présidé par Vlad Filat ? Le temps va élucider la situation et répondre à mes questions. Il me reste à suivre les événements, à tirer des conclusions et donner mon propre point de vue comme chaque citoyen moldave doit le faire car il doit s’intéresser à tout ce qui se passe dans son pays.

Le 19 janvier 2011