Igor Smirnov, président de la Transnistrie

0 vote

Igor Nikolaïevitch Smirnov (en russe Игорь Николаевич Смирнов) est né le 23 octobre 1941, à Petropavlovsk-Kamtchatski, dans l’extrême-Orient russe. Son père travaillait dans le Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS), tandis que sa mère était journaliste.

C’est le président de la république sécessionniste de Transnistrie depuis le 2 septembre 1990.






Smirnov déménage en Moldavie soviétique et y reste

Il s’établit en République socialiste soviétique de Moldavie en 1986, dans une rôle de directeur d’usine (l’entreprise « Elektromash »).

Smirnov sert dans l’appareil du parti communiste de la République socialiste soviétique de Moldavie, principalement dans la région de Transnistrie et finit par être élu président du Soviet suprême de la région.

Il déclare unilatéralement l’indépendance de la République de Transnistrie le 2 septembre 1990 de la RSS de Moldavie sous le nom de République socialiste soviétique de Transnistrie moldave.

Smirnov devient président de la Transnistrie le 1er décembre 1991, soit un mois avant la désintégration de l’Union soviétique. C’est lui qui mène Tiraspol à une indépendance de facto suite à un conflit.

Affiche des élections de 2001
Affiche des élections de 2001

Smirnov à la tête de la Transnistrie

La République a connu trois élections présidentielles (1991, 1996 et 2001) qui ont toutes permis à Smirnov de se maintenir au pouvoir sans que leur déroulement ait été jugé équitable.

Lors de l’élection du 9 décembre 2001, Smirnov a reçu 81,9 % des voix contre deux candidats « de témoignage », sans réelle chance de l’emporter. Chacun des deux candidats a obtenu moins de 5 % des voix.

Un système clientéliste

Gouvernant sans discontinuer la Transnistrie depuis 1991, Smirnov a installé un régime autocratique et népotique, notamment à l’aide de son ministre de la sécurité intérieure, Vladimir Antiufeev.

Nul ne prétend en effet que Tiraspol est une démocratie, pas même ses dirigeants qui se décrivent comme étant « en guerre » contre la Moldavie. Or, selon eux, difficile de prétendre pouvoir établir la démocratie dans un tel contexte… Derrière des élections de façade, et la volonté de montrer l’émergence d’une « société civile », il n’est pas fait grand cas des libertés individuelles.

Le régime est en fait un peu similaire à celui que l’on retrouve en Biélorussie : des élections sans réel choix, des conditions inéquitables, une liberté de la presse malmenée… En dépit d’une recherche de légitimité sur le plan international.