Des points d’interrogation concernant l’élection du chef de l’état

L’élection du Président moldave, programmée pour le 23 octobre prochain, risque de ne pas avoir lieu. L’organisation du scrutin présidentiel pourrait être compromise vu le fait qu’un seul candidat à la fonction suprême dans l’état a été enregistré – il s’agit du leader du Parti Démocrate, Marian Lupu, ancien Président du Parlement moldave – tandis qu’un avis de la Cour Constitutionnelle demande qu’il existe de la concurrence lors de la procédure d’élection.

D’autre part, le député libéral-démocrate, Vitalie Nagacevschi, considère que cet avis de la Cour Constitutionnelle peut être ignoré, car il n’a pas la force d’une décision de la Cour. « Il y de l’ambiguïté. La Constitution permet l’élection du président, même s’il y a un seul candidat, mais, d’autre part, il y a un avis de la Cour Constitutionnelle, à titre de recommandation, précisant qu’au moins deux candidats doivent concourir aux élections présidentielles. Une décision définitive à ce sujet sera rendu publique lors de la prochaine séance du Législatif », a mentionné Vitalie Nagacevschi.

Rappelons que le Président moldave par intérim, Mihai Ghimpu, avait déclaré la semaine dernière que l’Alliance pour l’Intégration Européenne désignerait un second candidat à la présidence « juste pour respecter la législation ». Cependant, aucune autre candidature n’a été proposée pour ne pas « mettre le candidat dans une position embarrassante par rapport à la société », a dit Vitalie Nagacevschi, tout en ajoutant que l’Alliance de gouvernement ne souhaite pas répéter les expériences antérieures à ce sujet.

Le terme de la présentation des candidatures a expiré le 17 octobre, à 24h00. L’unique prétendant inscrit dans le scrutin a été le candidat de la part de l’Alliance pour l’Intégration Européenne, Marian Lupu, tandis que l’opposition communiste n’a pas proposé son candidat. Selon Ion Plesca, chef de la commission spéciale chargée de l’élection du Président, sa commission remettra un rapport au Législatif pour constater que les élections ne peuvent pas avoir lieu et pour solliciter d’établir une nouvelle date des élections. En même temps, la Commission demandera à la Cour Constitutionnelle d’interpréter la situation créée et de proposer des solutions concernant les procédures ultérieures.

Notons que l’élection du président doit avoir lieu le 11 novembre prochain au plus tard, soit deux mois après la démission de l’ex-président.