« Chisinau 2012 » et l’appel mondial pour la russophonie

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« Chisinau 2012 » se veut une rencontre entre le monde francophone et européen auquel la Moldavie appartient, ainsi qu’aux espaces linguistiques russophone et turcophone.

Le respect des minorités et la tolérance font partie du message européen. C’est pourquoi nous relayons ici un appel de l’Union des Russophones de France.

« Chisinau 2012 » se veut une rencontre entre le monde francophone et européen auquel la Moldavie appartient, ainsi qu’aux espaces linguistiques russophone et turcophone.

Le respect des minorités et la tolérance font partie du message européen. C’est pourquoi nous relayons ici un appel de l’Union des Russophones de France.

APPEL MONDIAL POUR LA RUSSOPHONIE

1) Nous, russophones vivant dans différents pays du monde, de toutes nationalités et de
toutes langues maternelles, constatons que la langue russe s’avère être notre moyen de
communication commun souvent indispensable et unique et notre lien le plus sûr au
reste de la communauté internationale.

2) La langue russe est notre bien commun, quels que soient notre Etat et notre langue
maternelle ou les autres langues pratiquées. C’est pourquoi, nous souhaitons pouvoir la
pratiquer et assurer son caractère mondial ainsi que l’extension de son étude et de ses
utilisations dans le respect de la diversité des cultures et des civilisations de la planète.

3) La dispersion de russophones dans différentes parties du monde et dans différents Etats a
eu des raisons historiques, économiques, familiales et autres qui appartiennent au passé.
Compte tenu du progrès et des défis du monde contemporain, elle est appelée à se
poursuivre pour d’autres raisons et à renforcer son caractère universel et non plus lié à
un seul Etat du monde.

4) La communication entre russophones du monde existe d’ores et déjà, notamment par
l’Internet, les télécommunications et les mass media. Elle est intensive et riche par son
contenu dans tous les domaines de la création humaine mais elle demeure une réalité de
facto, sans reconnaissance ni garantie de pérennité face aux tendances à l’uniformisation
de l’espace culturel mondial.

5) Nous appelons d’abord les russophones eux-mêmes à prendre conscience du caractère
d’outil indispensable de la langue russe pour de nombreux pays et personnes, aussi bien
entre eux qu’au niveau mondial, au côté et dans le respect des autres langues pratiquées
dans leurs pays respectifs.

6) Nous appelons l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture
(UNESCO), l’Union européenne, les Gouvernements et les sociétés civiles concernés, à
reconnaître la valeur et l’utilité de la langue russe pour une plénitude de communication et
une richesse harmonieuse des cultures dans le monde contemporain.

7) Cette reconnaissance est assurée par la liberté d’user de la langue russe par toutes les
personnes et populations qui le souhaitent, quels que soient leur nationalité et leur
environnement culturel, ainsi que par la liberté de promouvoir l’étude du russe et son
utilisation au rang d’autres langues utilisées dans les communications mondiales.

8) Pour contribuer efficacement à la réalisation de ces objectifs, nous appelons dans le
monde entier à créer des Alliances russophones comme structures de promotion du russe
et du patrimoine culturel lié à cette langue dans leurs pays respectifs en conformité avec
leurs législations. Ces alliances auront pour vocation de se regrouper en réseau au sein
d’une Alliance Internationale des Russophones.

9) Nous nous adressons aussi à toutes les organisations et les personnes attachées aux valeurs
et à la préservation de la diversité des cultures et civilisations à se joindre à cet appel.

Paris - Septembre 2006 /DK

Union des Russophones de France (URF)

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