Bilan économique de l’année 2005 en Moldavie. Janvier 2006.

Note économie n°12
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Malgré une absence de grandes réformes en 2005, la Moldavie a connu une année satisfaisante sur le plan de la croissance. Mais celle-ci reste soumise à des aléas et des risques, que l’année écoulée n’a pas contribué à réduire.

Des avancées

  • la signature du Plan d’Action Moldavie - UE montre des progrès en matière européenne et offre de nouvelles possibilités au pays.
  • La croissance économique a connu un rythme beaucoup plus soutenu que son voisin ukrainien cet année, mais le risque du « syndrôme hollandais » fondé sur l’argent de la diaspora n’est pas écarté.
  • La pauvreté a été réduite cette année, à un rythme moins soutenu que les années précédentes.

Des déceptions

  • Le secteur financier doit encore poursuivre sa modernisation, tant dans le domaine bancaire que dans celui du marché des capitaux.
  • L’inflation, entraînée par une hausse de la consommation des ménages, a cru de manière rapide en 2005, à l’exemple des téléphones portables. Cette surchauffe des prix est l’une des conséquences de l’afflux d’argent de la diaspora vers des secteurs non-productifs.
  • Le secteur de l’assurance est encore sous-développé, dans la mesure où sa part dans la richesse nationale ne représente que 1,2%.
  • Le gouvernement a une tendance à « réguler » l’activité économique, sans pour autant mettre en chantier les réformes nécessaires pour diversifier l’économie.
  • Les investissements dans le secteur industriel ne sont pas assez importants par rapport aux besoins du secteur productif. De même, le secteur agricole a besoin d’investissement pour augmenter la qualité des produits, prélude à une augmentation des exportations.
  • La déficit de la balance des paiements s’est accentué, montrant que la compétitivité des productions locales est incertaine.
  • La dette extérieure de la Moldavie n’a pas été restructurée, ce qui implique que sa notation n’a pas progressé. La hausse de la facture énergétique risque de la rendre plus coûteuse à l’avenir.

Florent Parmentier, analyste-politique pour Moldavie.fr